EXPLICATION DE TEXTE DE FREUD SUR LA CULTURE

CORRIGE FREUD LA CULTURE

QUESTION 1 :

Dégagez l’idée centrale et les étapes de l’argumentation

Lj’idée centrale de ce texte est la suivante : la culture est la mise en place d’interdits qui empêchent l’expression de la violence dans la société pour éviter sa dissolution.

Les étapes de l ‘argumentation sont les suivantes :

L’auteur dans un premier temps énonce sa première idée sous forme hypothétique : L’interdit du meurtre est un acte culturel qui a l’intérêt de rendre possible la vie en communauté.

Le premier argument pour défendre cette idée est le suivant : Le meurtre provoque la vengeance des proches de la victime d’une part et attise la violence des autres d’autre part.

La conséquence de cet argument est la suivante : le meurtre entraîne le meurtre et l’auteur de la violence serait supprimé.

Puis Freud envisage l’hypothèse selon laquelle l’auteur de la violence serait exceptionnellement fort et prudent même dans ce cas il ne ferait pas le poids face au groupe.

Il conclut en rappelant la nécessité de l’hypothèse de l’union de tous autour de lois  ou de la culture comme facteur de civilisation.

QUESTION 2

EXPLIQUEZ /

« Si une telle union ne se constituait pas, la pratique du meurtre se prolongerait indéfiniment »

Cette phrase est la dernière hypothèse du texte qui rappelle la première : l’interdit du meurtre est un acte culturel qui a l’intérêt de rendre possible la vie en communauté

Le premier mot de la première hypothèse est : «  la culture ». Donc on doit comprendre ici que l’union en question est celle que permet la réunion du groupe autour de lois qui fondent les habitudes et les comportements du groupe.

Freud parle ici de «commandement ».

On sait que Moïse a écrit les dix commandements dont il a eu la révélation dans l’ancien testament. Autrement dit Freud fait ici allusion au premier commandement religieux: « tu ne tueras point ».

Cela signifie que Freud signale que les premières sociétés se sont constituées par l’union de tous autour de Lois morales qui reliaient tous les membres d’un groupe. C’est ce qu’on appelle une religion c’est à dire l’action par laquelle un groupe se relie autour de règles et de lois qui forment les us et coutumes et un ensemble de rites permettant de conserver cette union.

En effet l’auteur par cette phrase, sous entend que  si cette union ne se constituait pas la société serait menacée de dissolution car le meurtre règnerait sans partage.

Autrement dit il sous entend une violence sans limite de l ‘être humain.

On peut justifier cette idée dans le texte à partir de ce que dit l’auteur dans son premier argument : le meurtrier s’attirerait la vengeance des proches et l’envie des autres. Qu’est ce qu’il veut dire par là ?

Son acte génèrerait la haine de la famille  d’une part mais il génèrerait un exemple que les autres pourraient imiter car la réalité de la condition humaine est bien : un inclination à la violence qui ne demande qu’à être stimulée.

En conséquence on peut en déduire avec Freud que la naissance de la culture est nécessaire à la survie de l’espèce humaine étant donné ce fond de violence originel. Celle ci consiste d’abord en l’union de tous autour de règles qui permettent de refouler cette violence c’est donc la religion qui est la première forme de culture.

QUESTION 3 : ESSAI

LE RESPECT DE LA VIE D’AUTRUI N’EST-IL JUSTIFIE QUE PAR L’INTERET COMMUN ?

La notion de respect est une valeur morale, on parle de respect de la dignité de la personne. On s’interroge ici au sujet du respect de la vie d’autrui. C’est à dire de l’autre que soi même en tant qu’il est un être vivant et à ce titre on ne peut pas lui retirer la vie sans attenter à sa dignité. C’est à dire que cette vie là est unique comme la notre propre. On se demande si l’on peut justifier ce respect c’est à dire argumenter en faveur de sa valeur uniquement lorsqu’il s’agit de l’intérêt commun ou bien à d’autres sujets. La question est alors de savoir lesquels.

Or  comme nous avons dit que le respect implique la dignité de la personne, la question devient : est ce que l’on respecte la vie d’autrui uniquement dans la perspective de l’intérêt de tous ou bien est ce que l’on doit aussi le respect à l’individu pou lui même, pour sa personne ?

I-                Réponse à la question dans le texte de Freud.

1-     Enoncé de la thèse de Freud : La culture est la mise en place d’interdits qui empêchent l’expression de la violence dans la société pour éviter sa dissolution.

2-     Explication : dans cette perspective, le respect de la vie de chacun est motivé par la survie du groupe( voir l’explication de la phrase.)

3-     Cependant, la vie d’une personne ne vaut-elle pas pour elle même avant d’être la cause du déchaînement de la violence ?

 

II Réponse de Hobbes et Rousseau

1-     Cette idée se rapproche de celle de Hobbes pour lequel les hommes étant méchants, les lois et un état fort permettent la survie de l’espèce. Cependant la vie en société ne génère-t-elle pas la violence ne serait ce que par la promiscuité et la nécessité de cohabiter ?

2-     Rousseau explique que l’origine de la violence est la vie en société qui corrompt les individus car l’homme est naturellement bon. On doit donc en conséquence respecter chaque personne pour cette bonté naturelle. C’est l’unique valeur véritable, les valeurs sociales sont corrompues aussi on doit changer la société pour qu’ elle soit plus juste.

3-     Ce changement doit passer par le respect de la personne et de sa liberté car la volonté générale est composée de la somme des volontés particulières. Donc le respect de chacun existe en vue de l’intérêt général. Cependant dans cette généralité chacun perd son propre intérêt comment est-il possible de respecter la volonté de chacun en même temps que l’intérêt de tous ?

 

II-              L’intérêt général et l’intégrité de la personne.

1-     L’intégrité de la personne est importante car son respect permet de comprendre le degré de liberté qui règne dans un système politique.

2-     Prenons l’exemple du système politique nazie, les individus n’avaient plus de vie privée, seul comptait le Reich. C’est ce qui a rendu possible l’annihilation systématique de millions de personnes au nom de l’intérêt général des membres du Reich.

3-     Donc le respect de la personne a une valeur pour lui même. Car la personne est comme le dit Kant susceptible d’être éduquée. Chacun possède le potentiel pour devenir meilleur. Chacun peut se discipliner pour obéir aux règles de la vie en commun. Développer la prudence face à l’agressivité potentielle des autres. Ce sont donc les qualités morales de chacun qui méritent le respect pour elles mêmes car elles indiquent l’autonomie et la dignité des hommes pour eux mêmes dans leur singularité.

CONCLUSION

Le respect de la vie d’autrui n’est donc pas seulement justifié par l’intérêt général mais aussi par la valeur  et l’intégrité de chacun dans sa capacité à être autonome et libre, digne de vivre à côté des autres.

 

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