LE LANGAGE ET LA COMMUNICATION

PLAN

INTRODUCTION

I LE LANGAGE OUTIL DE COMMUNICATION

1 Le lien entre les mots et les choses : Cratyle de Platon et Saussure

2 Le langage fait social

II LE LANGAGE ET LA PENSEE

1 La parole caractérise l’homme : Descartes

2 Le dialogue : Gadamer

III LA PUISSANCE DE L’EXPRESSION

1 La création de significations : Merleau ponty

2 L’économie de la métaphore : Benveniste

CONCLUSION

 

LE LANGAGE ET LA COMMUNICATION

INTRODUCTION

La notion de langage comprend celle de langue qui est l’élément commun d’un groupe. Elle lui donne son identité, elle est le signe d’une communauté et implique la communication de ses membres. Dans cette communauté les individus prennent la parole. Comment prennent-ils la parole ? La parole dépasse-t-elle le simple statut d’outil qui servirait à nommer les choses ?

Autrement dit comment faire vivre la parole pour penser une langue et une culture vivante et non plus une langue et une culture qui resteraient lettre morte ?

I LE LANGAGE OUTIL DE COMMUNICATION

 

1 Le lien entre les mots et les choses : textes p. 52 ; 57 ; 59

Dans l’antiquité, Platon pose le problème ainsi, les nom ont ils été donnés aux choses parce qu’ils leur ressemblent ou bien sont ils le résultat de conventions reconnues et acceptées par tous. C’est donc l’usage de la langue qui détermine ce lien, c’est la convention et non une ressemblance entre le nom et la chose. Cette convention est arbitraire , comme le souligne F. de Saussure à la fin du XIXème siècle.

Ferdinand de Saussure ( 1857-1913), linguiste Suisse, a posé les fondements de la linguistique contemporaine. Il est l’auteur du Cours de linguistique générale, reconstitué par ses élèves en 1916. Pour lui le mot n’est pas lié aux choses qu’il nomme. Par contre un individu ne peut choisir librement un nom. Un nom ou signe est toujours établi par convention dans un groupe linguistique. Il unit, «  non pas une chose et un nom, mais un concept et une image acoustique ». Le signe possède une double articulation, il est concept ou signifié. Cela veut dire que l’on comprend avec le nom une constellation de significations ( les multiples sens du concept de liberté). Il est aussi image acoustique ou signifiant, cela veut dire que le nom évoque un objet ou une réalité, il implique une représentation psychique en même temps qu’il est un son ou une forme singulière.

2 Le langage est un fait social : texte p.56

 

F. de Saussure est à l’origine de la pensée structuraliste, après lui le langage est un système de signes dont on doit analyser les relations. Il est un outil de communication, produit par la société : la langue est une fait social. Elle nous introduit dans un monde hors duquel la communication est impossible. La langue permet la communication, l’objectivité du discours, c’est à dire que le signe ne renvoie qu’à lui même et à la structure interne de la langue. Pour le linguiste, la question de l’intention de celui qui parle, de la parole, n’est pas son problème. Pourtant il faut bien que quelqu’un prenne la parole pour qu’il y ait des discours qu’ils soient écrits ou oraux qui nous parviennent. Comment trouver le lien avec cette parole vive ? Et qu’elle est la condition de la parole ?

II LE LANGAGE ET LA PENSEE

1 La parole caractérise l’homme : texte p. 54

Descartes, souligne dans Le discours de la méthode, le fait suivant : les hommes expriment leurs pensées par la parole, contrairement aux animaux. Nous partageons avec eux les sentiments et les passions mais la pensée caractérise l’humaine condition. La parole devrait donc pouvoir donner sans aucun problème le contenu de toutes nos pensées puisque d’après la position Cartésienne, c’est la pensée qui fonde notre existence. S’il reste des difficultés à communiquer nos pensées c’est parce que nos sentiments les dominent. Malgré tous nos efforts pour lutter contre ces émotions qui nouent nos facultés d’expression, il reste de l’inexprimable par la parole. Peut être que nous sommes essentiellement inconscients du langage.

2 Le dialogue : texte p.66

Hans Georg Gadamer linguiste contemporain, montre que si nous ne pouvons penser que dans le langage, nous ne pouvons pas expliquer comment cela se produit puisque nous devons l’expliquer avec du langage. La réflexion sur le langage ne peut jamais être totalement accomplie. Nous n’avons pas une conscience absolue de la manière avec laquelle nous parlons : nos paroles nous dépassent. Plus nous sommes sincères, impliqués dans ce que nous disons, moins nous sommes conscients du fonctionnement du langage. C’est la condition de la constitution du sens, d’un monde commun de significations et de culture. Car parler c’est parler à quelqu’un, c’est dialoguer. Ce dialogue peut être intérieur ou s’adresser à d’autres paroles, qu’elles soient textes écrits ou paroles vives. Dialoguer est donc une modalité d’expression qui repose sur de l’ineffable. Le fait qu’il y ait de l’inconscient dans l’acte de parler est ce la condition du sens ?

III LA PUISSANCE DE L’EXPRESSION

1 La création de significations : texte p. 62

Exprimer ce que l’on veut dire à l’oral ou à l’écrit, c’est essayer de rejoindre avec les mots une intention qui n’est en fait qu’un certain vide tant que l’on ne l’a pas habillée de langage. L’artiste ne procède pas autrement nous dit Merleau-Ponty, il cherche à produire une forme qu’elle soit peinte, sculptée ou un chant ou une composition musicale adéquate à cette impulsion. En nous exprimant nous créons des significations, nous faisons vivre la parole. Pour le faire nous devons chercher à comprendre les paroles des autres, et nous les approprier, les réorganiser à notre manière. Cette manière c’est l’expression d’un sens radicalement nouveau. Parler ou écrire ce n’est donc pas répéter les paroles des autres, ni les traduire : c’est les transformer. Ce qui signifie que nous n’avons rien à l’intérieur de nous même que du langage dont nous sommes habités par lequel nous sommes portés vers les autres. Mais nous ne le savons pas : nous en sommes inconscients. La parole est d’ailleurs structurée de la même manière que les images des rêves ou nous devrions dire plutôt comme Jacques Lacan, l’inconscient est structuré comme un langage. (psychanalyste  Français de la seconde moitié du 20ème siècle).

2 L’économie de la métaphore : texte p.64

Emile Benveniste dans Problèmes de linguistique générale  , désigne le langage comme l’expression symbolique par excellence. Il produit des signes qui représentent des objets ou des situations inactuels, ces signes se combinent de manière analogique pour constituer des métaphores. C’est à dire que le langage procède par déplacements comme l’inconscient. De même les images de rêves ou les actes manqués ne désignent pas directement ce qu’ils signifient mais empruntent des images ou des actions qui symbolisent un désir que nous ne connaissons pas mais que nous pouvons retrouver par l’analyse. La faculté symbolique dont dépend le langage lui même est «  la capacité la plus spécifique de l’être humain ». Mais comme le langage est la manière la plus économique d’expression, elle représente un pouvoir infini. La parole dépasse donc les images, c’est pourquoi elle peut décrypter les symboles inconscients et permet ainsi la connaissance de soi.

CONCLUSION

Faire vivre la parole c’est donc entrer en communication avec les autres qu’ils soient nos contemporains ou des écrits qui transportent des significations intégrées à notre culture.

Cet échange de paroles ne peut avoir lieu que sur fond d’inconscience et par un effort qui emprunte la forme de la métaphore. C’est à dire que parler c’est transférer les significations courantes, les déplacer, les faire transiter par soi. Pour les faire vivre à notre manière et les exprimer.

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